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Réflexions sur la gouvernance

Chaque société, à chaque époque, a dû inventer ses propres modes de gestion, pour assurer sa survie et son épanouissement – la sécurité vis-à-vis de l’extérieur, l’harmonie et la cohésion à l’intérieur, l’équilibre entre l’homme et son environnement.

Peut-on traiter de façon générale de la gouvernance urbaine sans tomber dans l’ethnocentrisme, en croyant que ce qui vaut pour notre société vaut pour toutes les autres ?

Ou, sans s’en tenir à des considérations si générales, qu’elles ne sont pas utiles aux praticiens ? Nous pensons que oui.

Pour cela, il faut se doter d’une grille de lecture suffisamment large pour embrasser l’essentiel et suffisamment précise pour permettre d’interroger chaque réalité. Nous sommes partis des travaux comparatifs menés par la Fondation Charles Léopold Mayer et par l’Institut de recherche et de débat sur la gouvernance (IRG) qu’elle a créé au milieu des années 2000. On peut interroger la qualité de la gouvernance à partir de :

- La question de la légitimité : les élites, institutions, dispositifs et méthodes sont-ils jugés légitimes par la population, en d’autres termes se sent-elle « bien gouvernée » ?

Le caractère démocratique : chacun se sent-il partie prenante du destin collectif et trouve-t-on un équilibre entre droits et responsabilités pour tout membre de la communauté ? 

- La pertinence et l’efficacité des dispositifs institutionnels : au-delà du caractère formel des institutions, les modes de faire, les moyens mobilisés, les processus mis en place sont-ils bien adaptés aux problèmes à prendre en charge ?

- La co-construction du bien public et le partenariat : est-on capable, dans le respect des logiques et des intérêts de chacun de faire concourir des acteurs privés et publics de tous ordres au bien commun ?

- L’articulation des échelles de gouvernance : aucun problème réel ne pouvant être géré à un seul niveau, a-t-on développé des règles et des pratiques de coopération entre les différents niveaux de gouvernance pour gérer le bien commun ?).

La société agit sur elle-même, souvent par l’entremise des pouvoirs publics, pour se gérer. Neuf types de moyens ont été retenus : les normes et règles d’urbanisme, de construction, de voirie, de protection de l’environnement, etc.) ; l’organisation des partenariats (qu’il s’agisse du partenariat dans la délivrance des services publics ou d’autres, comme le partenariat entre université, centres de recherche et entreprises au sein de systèmes productifs locaux) ; la fiscalité et la gestion des finances locales ; les investissements publics et privés ; les agencements institutionnels mis en place, dont les administrations locales ne sont qu’une partie ; l’organisation de la commande publique et la capacité des villes à utiliser leur force financière pour orienter l’économie ; les systèmes d’information et les indicateurs nécessaires pour connaître l’état du système urbain et faire évoluer les politiques publiques ; la planification et la stratégie, avec une attention particulière portée au long et au très long terme ; l’information et la recherche.

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